Combien vos héritiers paieront-ils ? Sachez-le en 3 minutes.
Saisissez votre patrimoine, vos héritiers et leur lien de parenté. Notre simulateur applique les abattements et le barème 2026, calcule la part nette de chacun et identifie les leviers pour réduire la facture fiscale.
Un calcul rigoureux. Une lecture claire.
Tout le droit successoral français appliqué à votre situation, sans jargon.
Calcul par héritier
Le simulateur applique le bon abattement (100 000 € enfant, 15 932 € frère/sœur, exonération conjoint…) et le bon barème pour chacun, en fonction du lien de parenté.
Assurance-vie incluse
Versements avant et après 70 ans, abattement de 152 500 € par bénéficiaire (CGI 990 I), taxation à 20 % puis 31,25 %. Tout est intégré au calcul.
Donations antérieures
Le simulateur déduit les donations reçues sur les 15 dernières années et alerte si la donation rapportable doit être rappelée.
Réserve héréditaire
Calcul automatique de la quotité disponible et de la réserve selon le nombre d'enfants. Indispensable pour préparer son testament.
Détail ligne par ligne
Pour chaque héritier, on vous montre la part brute, l'abattement appliqué, la base taxable, les tranches du barème et les droits dus. Transparent, vérifiable.
Conseils personnalisés
À partir de votre situation, le rapport identifie les leviers concrets : donation, démembrement, assurance-vie, changement de régime matrimonial.
Qui hérite, et de quelle part ?
La plupart des simulateurs vous demandent votre part d'héritage en entrée. C'est exactement ce que vous venez chercher. Alors on commence par là : le Code civil désigne les héritiers par ordres, et le premier ordre présent exclut tous les suivants.
Descendants
Enfants, petits-enfants. Leur présence écarte les trois autres ordres.
Ordre privilégié
Père et mère, frères et sœurs, neveux et nièces.
Ascendants
Grands-parents, arrière-grands-parents.
Collatéraux
Oncles, tantes, cousins — jusqu'au 6ᵉ degré.
Le conjoint survivant, lui, est hors classement : il hérite en concours avec le 1ᵉʳ ou le 2ᵉ ordre, et il balaie tout le reste. C'est ce qui explique le tableau ci-dessous, où les mêmes frères et sœurs héritent de tout dans un cas et de rien dans l'autre.
| Situation familiale | Qui hérite, et de combien | Texte |
|---|---|---|
| Conjoint + enfants, tous issus du couple | Le conjoint choisit : 1/4 en pleine propriété ou 100 % en usufruit. Les enfants se partagent le reste à parts égales. | C. civ. 757 |
| Conjoint + au moins un enfant d'une autre union | Le conjoint reçoit 1/4 en pleine propriété, sans option possible. Les 3/4 vont aux enfants, à parts égales — y compris ceux du couple. | C. civ. 757 |
| Enfants, pas de conjoint | Tout aux enfants, à parts égales. Les enfants d'un enfant prédécédé viennent « par souche » : ils se partagent la part que leur parent aurait eue. | C. civ. 735, 751-752 |
| Conjoint, pas d'enfant, père et mère vivants | Conjoint 1/2, père 1/4, mère 1/4. | C. civ. 757-1 |
| Conjoint, pas d'enfant, un seul parent vivant | Conjoint 3/4, parent survivant 1/4. La part du parent prédécédé remonte au conjoint. | C. civ. 757-1 |
| Conjoint, ni enfant ni parent | Le conjoint prend toute la succession. Les frères et sœurs sont écartés — sauf droit de retour sur la moitié des biens reçus des parents par donation ou succession. | C. civ. 757-2, 757-3 |
| Ni conjoint ni enfant ; parents + frères et sœurs | 1/4 au père, 1/4 à la mère, la moitié restante aux frères et sœurs. Avec un seul parent vivant : 1/4 pour lui, 3/4 pour la fratrie. | C. civ. 738 |
| Ni conjoint, ni enfant, ni parent | Tout aux frères et sœurs, à l'exclusion des autres parents. Les neveux d'un frère prédécédé héritent par représentation. | C. civ. 737, 752-2 |
| Aucun héritier des trois premiers ordres | Collatéraux jusqu'au 6ᵉ degré, avec fente : moitié pour la ligne paternelle, moitié pour la maternelle. Au-delà, la succession revient à l'État. | C. civ. 745, 748 |
| Concubin (union libre) | Il n'hérite de rien. Sans testament, le concubin est un étranger à la succession ; avec testament, il est limité à la quotité disponible et taxé à 60 %. | C. civ. 731 · CGI 777 |
Ce qu'un testament ne peut pas reprendre : la réserve héréditaire
Vous ne pouvez pas déshériter vos enfants. Une fraction de votre patrimoine leur est réservée par la loi ; seul le solde, la quotité disponible, se lègue librement (article 913 du Code civil).
| Vous laissez… | Réserve | Quotité disponible |
|---|---|---|
| 1 enfant | 1/2 | 1/2 |
| 2 enfants | 2/3 (1/3 chacun) | 1/3 |
| 3 enfants ou plus | 3/4 (à partager) | 1/4 |
| Aucun enfant, un conjoint | 1/4 pour le conjoint | 3/4 |
| Aucun enfant, aucun conjoint | aucune | la totalité |
La réserve du conjoint (1/4) ne joue qu'en l'absence de descendant (article 914-1). Entre époux, la donation au dernier vivant ouvre une quotité disponible spéciale, plus large (article 1094-1).
Le piège de la représentation
Jacques laisse 300 000 € et trois enfants, mais l'un d'eux, Paul, est décédé avant lui en laissant deux filles. On ne partage pas en quatre. Chaque souche vaut 100 000 € : les deux enfants vivants reçoivent 100 000 € chacun, et les deux filles de Paul se partagent la souche de leur père, soit 50 000 € chacune.
Fiscalement, elles ne sont pas traitées en petites-filles à 1 594 € d'abattement : la représentation leur transmet l'abattement de leur père. Les 100 000 € de la souche se divisent en deux, soit 50 000 € d'abattement chacune. Résultat : zéro droit à payer, alors qu'un legs direct grand-père → petite-fille des mêmes 50 000 €, sans représentation, aurait coûté 7 876 € par tête — l'abattement retombe alors à 1 594 €.
Articles 751 à 754 du Code civil ; article 779 I du CGI. Le simulateur applique la règle de la souche automatiquement dès que vous cochez « enfant prédécédé ».
Conjoint : 1/4 en pleine propriété ou 100 % en usufruit ?
C'est la décision qui pèse le plus lourd sur la facture des enfants, et elle se prend en quelques semaines après le décès. Personne ne la chiffre. Nous, si. Et la réponse tient à un seul paramètre : l'âge du conjoint.
Combien vaut un usufruit ? Le barème de l'article 669
Le fisc refuse d'évaluer l'usufruit au cas par cas. Il applique une table fixe, fonction du seul âge de l'usufruitier au jour du décès. Plus il est âgé, moins son usufruit vaut, et plus la nue-propriété qui file aux enfants est taxée.
| Âge de l'usufruitier | Usufruit | Nue-propriété |
|---|---|---|
| Moins de 21 ans révolus | 90 % | 10 % |
| Moins de 31 ans révolus | 80 % | 20 % |
| Moins de 41 ans révolus | 70 % | 30 % |
| Moins de 51 ans révolus | 60 % | 40 % |
| Moins de 61 ans révolus | 50 % | 50 % |
| Moins de 71 ans révolus | 40 % | 60 % |
| Moins de 81 ans révolus | 30 % | 70 % |
| Moins de 91 ans révolus | 20 % | 80 % |
| Plus de 91 ans révolus | 10 % | 90 % |
Même table pour une donation avec réserve d'usufruit : donner la nue-propriété d'un bien à 62 ans, c'est n'être taxé que sur 60 % de sa valeur.
Le comparatif, sur un cas réel
Anne perd son mari. Actif net de la succession : 400 000 €, deux enfants communs. Le conjoint est exonéré de droits dans les deux branches (article 796-0 bis) : tout se joue sur ce que les enfants reçoivent, et donc sur ce qu'ils paient.
| Âge d'Anne | Part des enfants si usufruit total | Droits — usufruit | Droits — 1/4 PP |
|---|---|---|---|
| 55 ans | 50 % en nue-propriété | 0 € | 16 389 € |
| 65 ans | 60 % en nue-propriété | 4 389 € | 16 389 € |
| 72 ans | 70 % en nue-propriété | 12 389 € | 16 389 € |
| 80 ans | 70 % en nue-propriété | 12 389 € | 16 389 € |
| 81 ans | 80 % en nue-propriété | 20 389 € | 16 389 € |
| 92 ans | 90 % en nue-propriété | 28 389 € | 16 389 € |
Le seuil est le 81ᵉ anniversaire, et il ne dépend pas du montant. C'est de l'arithmétique : l'option en pleine propriété laisse 75 % aux enfants. À 80 ans, l'usufruit d'Anne vaut encore 30 %, les enfants ne sont taxés que sur 70 % — l'usufruit total est plus léger. Le lendemain de ses 81 ans, l'usufruit tombe à 20 %, la nue-propriété taxable grimpe à 80 %, et l'option bascule. Un an d'écart, 8 000 € de différence sur ce dossier.
Mais le moins taxé n'est pas toujours le bon choix
Franchement, si on s'arrêtait aux droits, on vous mentirait. En usufruit total, Anne garde les revenus de tout le patrimoine mais les enfants ne peuvent rien vendre sans elle. Au décès d'Anne, l'usufruit rejoint la nue-propriété sans le moindre droit (article 1133 du CGI) : ils récupèrent 100 % pour la note payée au premier décès. Avec 1/4 en pleine propriété, Anne dispose d'un capital qu'elle peut vendre ou donner, mais ce capital sera de nouveau taxé à son décès, avec un abattement de 100 000 € reconstitué. Le calcul fiscal tranche entre deux branches ; la question « Anne a-t-elle besoin de ce capital ? » tranche entre deux vies.
Le détail des droits du conjoint est repris dans notre page succession et conjoint survivant, et le mécanisme de l'usufruit dans le guide démembrement de propriété et succession.
La donation de 2019 qui coûte 12 000 € en 2026
Tout le monde cite la règle des 15 ans. Presque personne ne la calcule. Pourtant, une donation ancienne ne se contente pas d'exister : elle mange l'abattement de l'héritier au moment de la succession (article 784 du CGI).
| Part reçue à la succession | 200 000 € |
| Abattement enfant théorique | 100 000 € |
| Donation de 2019, encore dans les 15 ans | − 60 000 € |
| Abattement réellement disponible | 40 000 € |
| Base taxable | 160 000 € |
| Droits dus | 30 194 € |
| Part reçue à la succession | 200 000 € |
| Abattement enfant théorique | 100 000 € |
| Donation de 2010, hors délai de 15 ans | − 0 € |
| Abattement réellement disponible | 100 000 € |
| Base taxable | 100 000 € |
| Droits dus | 18 194 € |
Coût de sept années manquantes
12 000 € soit 20 % des 60 000 € donnés
Les 60 000 € de 2019 n'ont pas été retaxés : la donation elle-même reste acquise. Ce qui coûte, c'est l'abattement amputé d'autant. Le compteur repart à zéro au quinzième anniversaire de l'acte, jour pour jour.
Ce que le rappel reprend aussi
Pas seulement l'abattement. Si la donation avait dépassé les 100 000 € et consommé les tranches à 5 %, 10 % et 15 %, ces tranches basses seraient elles aussi neutralisées : la succession démarrerait directement à 20 %.
Le don de 31 865 € échappe au calcul
Le don familial de somme d'argent (article 790 G) a son propre compteur, distinct de l'abattement de 100 000 €. Un parent de moins de 80 ans peut donc donner 131 865 € par enfant sur un cycle de 15 ans, sans un euro de droits.
Ce qui échappe au fisc, pas au notaire
Une donation de plus de 15 ans sort du rappel fiscal, mais reste rapportable civilement au partage entre héritiers, sauf si elle a été faite hors part successorale. Deux règles, deux horloges — c'est là que les frères et sœurs se fâchent.
Le mécanisme complet est détaillé dans le guide la règle des 15 ans en donation.
Comment se calculent les droits de succession
Le fisc suit toujours la même mécanique, quatre étapes. Le simulateur les applique pour vous, mais autant comprendre ce qui se passe sous le capot.
- 1
Évaluer l'actif net
On additionne tous les biens du défunt (immobilier, comptes, valeurs mobilières, véhicules, entreprise) puis on retranche le passif déductible : emprunts en cours, impôts dus, frais funéraires (jusqu'à 1 500 € sans justificatif).
- 2
Répartir entre les héritiers
L'actif net se partage selon les règles légales ou le testament. La réserve héréditaire protège les enfants ; le reste est la quotité disponible, dont on peut disposer librement.
- 3
Appliquer l'abattement
On soustrait de chaque part l'abattement lié au lien de parenté : 100 000 € pour un enfant, exonération totale pour le conjoint, 1 594 € pour un tiers. Les donations reçues depuis moins de 15 ans réduisent cet abattement.
- 4
Appliquer le barème progressif
Le solde taxable passe dans le barème par tranches (5 % à 45 % en ligne directe). Le résultat, ce sont les droits nets à payer par cet héritier. Le simulateur détaille chaque tranche.
Exemple : 600 000 €, un parent veuf, deux enfants
Prenons Michel, veuf, qui laisse 620 000 € de biens et 20 000 € de dettes à ses deux enfants. Voici le calcul complet, celui que le notaire refera à l'euro près.
| Actif brut (maison + comptes + placements) | 620 000 € |
| Passif déductible (crédit restant) | − 20 000 € |
| Actif net successoral | 600 000 € |
| Part de chaque enfant (÷ 2) | 300 000 € |
| Abattement enfant (art. 779) | − 100 000 € |
| Base taxable par enfant | 200 000 € |
| Tranche | Assiette | Droits |
|---|---|---|
| 5 % sur 0 – 8 072 € | 8 072 € | 404 € |
| 10 % sur 8 072 – 12 109 € | 4 037 € | 404 € |
| 15 % sur 12 109 – 15 932 € | 3 823 € | 573 € |
| 20 % sur 15 932 – 200 000 € | 184 068 € | 36 814 € |
| Droits par enfant | 38 194 € | |
Total des droits pour la succession
76 388 € (2 × 38 194 €)
Abattements et tranches applicables
Deux chiffres décident de tout : l'abattement (ce qui échappe à l'impôt) et le taux (ce qui s'applique au reste). Les deux dépendent du lien de parenté.
Abattements par lien de parenté
| Lien avec le défunt | Abattement |
|---|---|
| Conjoint / PACS | Exonéré |
| Enfant | 100 000 € |
| Petit-enfant | 1 594 € |
| Parent (ascendant) | 100 000 € |
| Frère / Sœur | 15 932 € |
| Neveu / Nièce | 7 967 € |
| Parent jusqu'au 4e degré | 1 594 € |
| Sans lien de parenté | 1 594 € |
| Personne handicapée (cumulable) | + 159 325 € |
L'abattement handicap de 159 325 € se cumule avec celui du lien de parenté : un enfant handicapé bénéficie donc de 259 325 € au total.
Barème progressif — ligne directe (art. 777)
| Part taxable | Taux |
|---|---|
| Jusqu'à 8 072 € | 5 % |
| De 8 072 € à 12 109 € | 10 % |
| De 12 109 € à 15 932 € | 15 % |
| De 15 932 € à 552 324 € | 20 % |
| De 552 324 € à 902 838 € | 30 % |
| De 902 838 € à 1 805 677 € | 40 % |
| Au-delà de 1 805 677 € | 45 % |
Hors ligne directe
- Frères et sœurs (après 15 932 €)35 % puis 45 %
- Neveux, nièces et parents jusqu'au 4ᵉ degré55 %
- Tiers, beaux-enfants non adoptés60 %
Le barème détaillé 2026 reprend chaque tranche, et le guide sur les abattements de succession explique les cas particuliers (représentation, don manuel, présents d'usage).
De 76 388 € à 0 € : ce que l'anticipation change
Reprenons Michel et ses 600 000 €. Selon ce qu'il anticipe de son vivant, ses deux enfants paient la totalité de l'impôt… ou rien. Voici les mêmes chiffres, quatre stratégies.
| Stratégie | En pratique | Droits | Économie |
|---|---|---|---|
| Aucune anticipation | Le patrimoine est transmis au décès, sans donation ni assurance-vie. | 76 388 € | — |
| Donation-partage | 100 000 € donnés à chaque enfant plus de 15 ans avant le décès (abattement plein). Reste 400 000 € à transmettre. | 36 388 € | 40 000 € |
| Donation + assurance-vie | En plus, 150 000 € placés en assurance-vie avant 70 ans (75 000 € par bénéficiaire, sous l'abattement de 152 500 €). | 6 388 € | 70 000 € |
| Donation démembrée + assurance-vie | La nue-propriété de la résidence (300 000 €) est donnée avant 70 ans ; l'usufruit rejoint les enfants en franchise au décès. Assurance-vie en complément. | 0 € | 76 388 € |
Hypothèses : parent veuf, patrimoine net de 600 000 € dont 300 000 € de résidence, deux enfants, donations réalisées plus de 15 ans avant le décès (abattement pleinement renouvelé). Chiffres calculés avec le barème 2026 du simulateur. Le résultat sur votre situation dépend de vos montants réels.
L'assurance-vie, le levier le plus souple
Les capitaux d'une assurance-vie ne passent pas par la succession : ils vont directement aux bénéficiaires désignés dans la clause. La fiscalité dépend de l'âge auquel les primes ont été versées.
Astuce peu connue : une clause bénéficiaire démembrée (usufruit au conjoint, nue-propriété aux enfants) permet de transmettre deux fois avec une seule enveloppe. Le simulateur intègre les deux régimes dans votre calcul.
Primes versées avant 70 ans — art. 990 I
Abattement de 152 500 € par bénéficiaire, puis 20 % jusqu'à 700 000 € et 31,25 % au-delà. Un couple avec deux enfants peut ainsi transmettre 610 000 € sans un euro d'impôt.
Primes versées après 70 ans — art. 757 B
Abattement global de 30 500 € (tous bénéficiaires confondus) sur les primes, qui rejoignent ensuite l'actif taxable. Les intérêts et plus-values du contrat restent, eux, totalement exonérés.
Pour chiffrer votre cas, contrat par contrat et bénéficiaire par bénéficiaire : simulateur succession assurance-vie. Le fond juridique est détaillé sur notre page assurance-vie et succession.
Les cas particuliers à connaître en 2026
Familles recomposées et beaux-enfants
Un bel-enfant non adopté n'a aucun lien fiscal avec son beau-parent : 1 594 € d'abattement, puis 60 %. L'adoption simple lui ouvre le tarif en ligne directe (100 000 € et 5-45 %). À défaut, l'assurance-vie reste l'outil le plus efficace pour le protéger.
Barème gelé, facture qui monte
Les abattements et les tranches n'ont pas bougé depuis la loi de finances 2012. Faute d'indexation sur l'inflation, un patrimoine immobilier qui prend de la valeur franchit mécaniquement des tranches plus élevées d'année en année.
Résidence principale : abattement de 20 %
Sur la valeur de la résidence principale du défunt, un abattement de 20 % s'applique si le logement est aussi occupé par le conjoint, le partenaire de PACS ou un enfant mineur ou protégé (article 764 bis CGI). Sur une maison à 300 000 €, cela retire 60 000 € de l'assiette.
Transmission d'entreprise : Pacte Dutreil
Le Pacte Dutreil (article 787 B) exonère 75 % de la valeur d'une entreprise ou de parts sociales, en contrepartie d'un engagement de conservation. Pour une TPE familiale ou une entreprise individuelle, c'est souvent la différence entre transmettre et devoir vendre l'outil de travail.
Frais de notaire ou droits de succession ?
On confond souvent les deux. Les droits de succession sont l'impôt versé à l'État, ce que calcule ce simulateur. Les frais de notairerémunèrent l'acte : émoluments tarifés, débours, taxe de publicité foncière. Comptez environ 1 à 2 % de l'actif pour une succession classique, en plus de l'impôt.
Côté banque, les frais de clôture des comptes du défunt sont désormais plafonnés par décret (environ 850 €) et gratuits pour les petites successions(actifs inférieurs à 5 910 €) ou lorsque le défunt était mineur. Voir la fiche service-public.fr.
Délais et pénalités
- Dépôt de la déclaration6 mois (12 mois si décès à l'étranger)
- Formulairecerfa 2705-SD (+ 2705-S et 2706 selon les biens)
- Retard de paiementintérêt de 0,20 % par mois (2,4 %/an)
- Déclaration tardivemajoration de 10 % au-delà du délai
- Étaler l'impôtpaiement fractionné (jusqu'à 1 an) ou différé (usufruit)
Sources : articles 641, 1727 et 1728 du CGI ; impots.gouv.fr.
Comment ce simulateur est construit — et ce qu'on ne vous vendra pas
Les simulateurs de succession en ligne sont presque tous édités par quelqu'un qui a un contrat à placer : un gestionnaire de patrimoine, un assureur, un courtier. Le calcul s'arrête là où commence le rendez-vous téléphonique. Nous ne vendons ni assurance-vie, ni mandat de gestion, ni bilan patrimonial, et il n'y a pas d'email à laisser pour voir votre résultat. On calcule, c'est tout.
Ce que nous vendons est écrit noir sur blanc sur la page tarifs : le rapport PDF à 9,90 €, que vous emportez chez votre notaire, et le pack Pro à 19,90 € pour comparer plusieurs scénarios. Le chiffre, lui, reste gratuit.
Textes appliqués par le moteur
- CGI 777 — barème progressif des droits de mutation
- CGI 779 — abattements par lien de parenté
- CGI 669 — évaluation de l'usufruit par âge
- CGI 784 — rappel des donations de moins de 15 ans
- CGI 796-0 bis — exonération du conjoint et du partenaire de PACS
- CGI 990 I et 757 B — assurance-vie avant et après 70 ans
- C. civ. 731 à 767 — dévolution légale et droits du conjoint
- C. civ. 913 — réserve héréditaire et quotité disponible
Limites assumées
- Le régime matrimonial est saisi mais la liquidation du régime (reprises, récompenses, clause de préciput) n'est pas modélisée : elle précède la succession et relève du notaire.
- Les biens situés hors de France et les conventions fiscales bilatérales ne sont pas traités.
- Les régimes de faveur sur engagement (Pacte Dutreil, bois et forêts, monuments historiques) sont expliqués mais pas appliqués automatiquement au calcul.
- Le résultat est une estimation indicative. Le chiffre officiel est celui de la déclaration 2705-SD établie par le notaire.
Barème vérifié le 16 juillet 2026 sur Légifrance. Abattements et tranches inchangés depuis la loi de finances pour 2012 : aucune indexation sur l'inflation n'a été votée depuis. Édité par Kipdev — mentions légales.
Simple. Sans abonnement.
La simulation est gratuite. Payez uniquement si vous voulez le rapport PDF ou le pack Pro.
- Calcul complet en ligne
- Détail par héritier
- Identification de la réserve héréditaire
- Résultats à l'écran sans inscription
- Rapport PDF complet (8-12 pages)
- Détail des tranches du barème
- Conseils personnalisés d'optimisation
- Téléchargeable à vie via votre lien
- Tout ce qui est inclus dans le PDF
- Simulations illimitées sauvegardées
- Comparaison de scénarios
- Testament olographe pré-rédigé
- Donation entre époux pré-rédigée
Paiement sécurisé Stripe · Pas d'abonnement · Pas de prélèvement récurrent · Facture Stripe disponible
Questions fréquentes
Les questions que les héritiers nous posent le plus souvent. Pour le détail tranche par tranche, voyez le barème complet 2026.
Le simulateur est-il vraiment gratuit ?+
Oui. La simulation complète, le détail par héritier et l'affichage des résultats à l'écran sont gratuits et sans inscription. Vous ne payez que si vous voulez le rapport PDF (9,90 €) ou le pack Pro (19,90 €).
Combien vais-je payer sur ma part d'héritage ?+
Tout dépend de votre lien avec le défunt et du montant reçu. Un enfant qui hérite de 300 000 € paie 38 194 € après l'abattement de 100 000 € (taux effectif 12,7 %). Un neveu sur la même somme paierait plus de 160 000 €. Le simulateur calcule votre chiffre exact.
Sur quoi se base le calcul ?+
Sur le barème 2026 des droits de mutation à titre gratuit : articles 777, 779 et 788 du CGI pour les abattements et les tranches, article 990 I pour l'assurance-vie. Le conjoint et le partenaire de PACS sont exonérés depuis la loi TEPA de 2007.
Le barème 2026 a-t-il changé par rapport aux années précédentes ?+
Non, et c'est un point à connaître. Les abattements (100 000 € par enfant) et les tranches du barème sont gelés depuis la loi de finances 2012 : ils ne sont plus indexés sur l'inflation. À patrimoine constant, la facture augmente donc d'année en année car les seuils ne bougent pas.
Un beau-fils ou une belle-fille paie-t-il des droits de succession ?+
Oui, et c'est le piège des familles recomposées. Sans lien de sang ni adoption, un bel-enfant est traité comme un tiers : abattement de 1 594 € seulement, puis taxation à 60 %. Sur un legs de 50 000 €, il ne reste qu'environ 20 000 € après impôt. L'adoption simple ou l'assurance-vie corrigent en partie ce déséquilibre.
Qui hérite si le défunt n'a pas laissé de testament ?+
La loi désigne les héritiers par ordres, et le premier ordre présent exclut les suivants : 1) les enfants et petits-enfants, 2) les parents, frères et sœurs et leurs descendants, 3) les grands-parents, 4) les oncles, tantes et cousins jusqu'au 6ᵉ degré. Le conjoint survivant est hors classement : il hérite en concours avec les deux premiers ordres et écarte tous les autres. Sans conjoint ni parent d'aucun ordre, la succession revient à l'État.
Je ne connais pas ma part d'héritage, puis-je quand même simuler ?+
Oui, c'est même le point de départ de l'outil. Vous saisissez la composition de la famille (conjoint, enfants, enfants prédécédés, parents, fratrie) et le simulateur calcule d'abord la dévolution — qui hérite et de quelle fraction, représentation comprise — avant d'appliquer la fiscalité. Les autres simulateurs vous demandent votre part en entrée, alors que c'est justement la question que vous vous posez.
Mon conjoint doit-il choisir l'usufruit total ou le quart en pleine propriété ?+
Fiscalement, le seuil est son 81ᵉ anniversaire, et il ne dépend pas du montant du patrimoine. L'option en pleine propriété laisse 75 % aux enfants. Jusqu'à 80 ans, l'usufruit du conjoint vaut au moins 30 % (article 669 du CGI), donc les enfants ne sont taxés que sur 70 % ou moins : l'usufruit total est plus léger. À partir de 81 ans, l'usufruit tombe à 20 %, la nue-propriété taxable passe à 80 % et l'option bascule. Mais le moins taxé n'est pas toujours le bon choix : en usufruit, le conjoint garde les revenus de tout, sans pouvoir vendre seul.
Combien paie un neveu ou une nièce qui hérite ?+
Beaucoup. L'abattement n'est que de 7 967 € et le taux est de 55 % dès le premier euro taxable. Sur un héritage de 100 000 €, un neveu paie 50 618 € et n'en garde que 49 382 €. C'est le cas typique de la personne sans enfant : anticiper par une assurance-vie (152 500 € par bénéficiaire hors succession) change complètement le résultat.
Mon concubin peut-il hériter de moi ?+
Pas sans testament. En union libre, le concubin n'est pas héritier : il ne reçoit rien, même après trente ans de vie commune. Avec un testament, il ne peut recevoir que la quotité disponible si vous avez des enfants, et il est taxé comme un tiers : 1 594 € d'abattement puis 60 %. Sur un legs de 100 000 €, il paie 59 044 €. Le PACS ou le mariage font tomber cet impôt à zéro.
Je ne peux pas payer les droits, dois-je vendre la maison ?+
Pas nécessairement. Deux dispositifs existent auprès du service des impôts : le paiement fractionné, qui étale les droits en plusieurs versements, et le paiement différé, réservé notamment aux héritiers qui ne reçoivent que la nue-propriété — ils ne paient qu'après la réunion de l'usufruit. Les deux sont soumis à intérêts et le fisc peut demander des garanties. À demander au moment du dépôt de la déclaration, pas après.
Faut-il déposer une déclaration pour une toute petite succession ?+
Pas toujours. L'article 800 du CGI dispense de déclaration les héritiers en ligne directe et le conjoint quand l'actif brut est inférieur à 50 000 €, à condition qu'aucune donation antérieure n'ait été omise. Pour les autres héritiers, le seuil tombe à 3 000 €. En dessous, rien à déposer et rien à payer.
Le résultat a-t-il une valeur juridique ?+
Non. Le simulateur donne une estimation indicative. Le calcul officiel des droits relève du notaire chargé de la succession, qui intègre des éléments que l'outil ne voit pas : régime matrimonial exact, valorisation de l'usufruit, rapport civil des donations, indivisions.
Que se passe-t-il si je n'ai pas d'enfants ?+
Le simulateur s'adapte. Sans enfant, le conjoint hérite en général de tout (sauf droit de retour des parents sur 1/4 chacun). Sans conjoint ni enfant, la succession remonte aux parents, frères et sœurs, puis neveux : les abattements chutent à 15 932 € puis 7 967 €, et les taux grimpent à 35-55 %.
Comment réduire les droits de succession ?+
Quatre leviers principaux : la donation (abattement de 100 000 € par enfant, renouvelable tous les 15 ans), l'assurance-vie (152 500 € par bénéficiaire hors succession), le démembrement de propriété et la donation entre époux. Sur un patrimoine de 600 000 € transmis à deux enfants, on passe de 76 388 € à 0 € en combinant donation démembrée et assurance-vie.
Quelle est la différence entre frais de notaire et droits de succession ?+
Ce sont deux choses distinctes. Les droits de succession sont l'impôt versé à l'État (le calcul de ce simulateur). Les frais de notaire (émoluments et débours) rémunèrent l'acte : comptez environ 1 à 2 % de l'actif pour une succession classique, en plus de l'impôt.
Combien de temps ai-je pour déclarer la succession ?+
Six mois à compter du décès s'il a lieu en France (douze mois depuis l'étranger). La déclaration se dépose via le formulaire cerfa 2705-SD. Passé le délai, l'intérêt de retard est de 0,20 % par mois, et une majoration de 10 % s'ajoute si le retard persiste.
L'assurance-vie après 70 ans est-elle toujours intéressante ?+
Moins qu'avant 70 ans, mais elle garde un intérêt. Les primes versées après 70 ans bénéficient d'un abattement global de 30 500 € (tous bénéficiaires confondus, article 757 B), puis rejoignent l'actif taxable. Les gains produits par le contrat, eux, restent totalement exonérés.
Je transmets une entreprise individuelle, puis-je réduire la note ?+
Oui, avec le Pacte Dutreil (article 787 B du CGI). En échange d'un engagement de conservation, 75 % de la valeur des titres ou du fonds échappent aux droits. Un fonds de commerce de 400 000 € n'est alors taxé que sur 100 000 €, souvent absorbés par l'abattement enfant.
Mes données sont-elles confidentielles ?+
Oui. Le calcul s'exécute dans votre navigateur et rien n'est sauvegardé tant que vous ne l'achetez pas (rapport PDF ou pack Pro). Aucune donnée patrimoniale n'est transmise à un tiers. Hébergement en France.